Alexandre Huot

Résumé

Alexandre Huot La tête de mort

Se tournant de nouveau vers le jeune Frigon, Julien Durand demanda :
— Où vous faisiez-vous traiter, lorsque vous êtes tombé malade ?
— À la clinique Palmer, comme mon frère. Nous avions une assurance conjointe pour la maladie...
— Et c’est là que vous êtes allé, n’est-ce pas ce matin, à votre retour de la Sûreté ?
— Oui. J’étais plus malade et j’ai été recevoir mon traitement. Mais je n’irai plus. Chaque fois c’est la même chose. Je préfère mourir comme mon frère. Je ne suis plus capable de vivre.
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Alexandre Huot La tête de mort

Le jeune homme éclata d’un rire désespéré :
— Vous savez bien, monsieur, qu’on ne tue pas les morts.
Les policiers se regardèrent. Ils venaient de comprendre que Frigon devait penser à son frère. Il avait probablement été tellement énervé et impressionné par le spectacle qu’il avait contemplé en entrant chez lui le matin même, que le tableau macabre le hantait maintenant.
Mais Julien Durand voulait tenter encore un effort.
— C’est votre frère que vous voyez, n’est-ce pas ?
— Bien non. C’est elle. C’est toujours la même...
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Alexandre Huot La tête de mort

Émile Tremblay examina soigneusement toute la pièce.
À première vue il réalisait qu’il n’y avait pas eu lutte, car rien n’était dérangé.
Le révolver n’y était pas. Alors aucune apparence de suicide.
Après une bonne demi-heure de recherches minutieuses, le détective trouva sur le tapis, auprès de la porte un petit amas de poudre jaune.
Il ne l’avait pas vue au premier abord, car elle était pratiquement de la même couleur que le tapis.
D’un autre côté ce n’est pas tous les jours qu’on voit une poudre de cette couleur.
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