J.-B. Frédéric Ortoli

Résumé

J.-B. Frédéric Ortoli Histoire du célèbre Jean le Diot… (1886)

Cela fait, compère Bouc attendit tranquillement la fin de la journée; le soleil couché, il courut, se cachant derrière les arbres et les buissons, planter sa poupée au ras du puits.
La lune venait de se lever; au ciel brillaient des millions de petits flambeaux; compère Lapin crut l'instant arrivé. Il prend son baquet et va chercher de l'eau.
En route il a peur d'être surpris, il frémit au plus petit bruissement de feuilles, au plus léger souffle du vent. Il marche par sauts, se cachant ici derrière un monticule, se couvrant par là d'une touffe d'herbe.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Histoire du célèbre Jean le Diot… (1886)

Or, comme il passait près d'un tas de ronces avec compère Lapin sur son épaule, compère Bouc rencontra sa fille Bélédie qui se promenait dans les champs.
— Où vas-tu, Bouc, mon papa, ainsi affublé d'un pareil fardeau? Viens manger l'herbe fraîche avec moi, et jette vilain compère Lapin dans ces ronces!
Petit voleur, tout penaud, dresse alors les oreilles et fait l'effrayé.
- Non, non, compère Bouc, ne me jette pas dans ces ronces; les piquants déchireraient ma peau, crèveraient mes yeux, me perceraient le cœur. Ah ! je t'en prie, jette-moi plutôt dans le feu.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Histoire du célèbre Jean le Diot… (1886)

Vainement la fée essaya de le détourner de son projet, Hazramoun voulut partir.
- Je te dois le bonheur, disait-il à son amie, et mon ambition sans bornes est, grâce à ta puissance, entièrement satisfaite ; mais je dois aussi la vie à la plus tendre des mères et ce serait impie, à moi, de ne pas lui faire partager mon immortalité.
- Eh bien ! dit un jour la magicienne, prends ce cheval ailé, c'est le plus beau de tous ceux que je possède, rapidement il te conduira sur la terre. En te laissant porter tu pourras aller chercher ta mère et revenir bientôt ici.
Source : Gallica

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