Résumé

Jean-Auguste Hurel Flavia : scènes de la vie chrétienne au IVe siècle (1876)

FLAVIA.
vous acquérir, maintenant il est de vous perdre pour Dieu. Que lui eussé-je donné, si vous ne m'aviez appartenu? mais je voulais lui donner plus que moi-même pu, du moins, la meilleure part de mon être régénéré, et je voulais la lui offrir pure, sans tache, dans une intégrité magnifique. Allez, et dès ce moment, sous mes yeux ravis, soyez la compagne des vierges vos soeurs, l'épouse du Christ, auquel, comme vous, je me consacre. Demandez à celui qui, d'une piété sublime, vous l'a constamment souhaité, le voile des fiançailles mystiques et des noces célestes.
Source : Gallica

Jean-Auguste Hurel Flavia : scènes de la vie chrétienne au IVe siècle (1876)

Flavia ne survécut que peu de temps à tous ces deuils. Il lui semblait être exilée et n'avoir désormais de patrie qu'entre les cercueils des trois êtres qu'elle avait le plus aimés. Là était son coeur. Là, sa vie s'ensevelissait tout entière.
Le jeune Marcellus avait rejoint sa famille en Occident. La vieille Metella s'étonnait de survivre à tant d'épreuves, à tant de tombes, et hâtait de ses voeux l'heure d'entrer en possession de Celui en qui elle avait cru, en qui elle avait espéré et qu'elle avait aimé.
Source : Gallica

Jean-Auguste Hurel Flavia : scènes de la vie chrétienne au IVe siècle (1876)

Écoute, mon enfant, toi dont l'âme m'est plus précieuse que toute chose en ce monde, toi dont la vie spirituelle s'est éveillée sous les chastes embrassements de ma prière ; écoute ce que j'ai à te narrer, ce que je t'envoie du fond du désert, à travers les mers et les îles, jusqu'au coeur de cette Rome dont là chute a retenti en moi comme l'écho du fracas et de la ruine de l'univers entier ; écoute ce qui peut achever en toi l'oeuvré si divinement commencée, si tristement interrompue, que je regarde comme la consolation de ma vie ici-bas, comme le gage de mon salut là-haut.
Source : Gallica

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