Résumé

Jean-Claude Moulin Mémoire de Jean-Claude Moulin, de Saint-Genis-Laval… (1832)

Plusieurs agens de police se précipitent sur moi et m'entraînent à l'Hôtel-de-ville devant un de leurs chefs, qui en me voyant, leur dit : Ce n'est pas lui. On m'avait pris pour le sieur Moulin. —Le lendemain, 8 juillet, j'étais à peine arrivé chez moi, lorsque je vois entrer le brigadier de Duerne accompagné du maréchal-des-logis Gauthié; le premier me tirant à part, me dit : foulez-vous gagner cent louis? dites-nous où est Moulin. Pour toute réponse, je lui dis : Je ne suis pas marchand de chair humaine.
Source : Gallica

Jean-Claude Moulin Mémoire de Jean-Claude Moulin, de Saint-Genis-Laval… (1832)

Le sieur Senneville m'a supposé à St-Genis dans l'intervalle du 8 juin au 26, et fait valoir cette circonstance comme une preuve de la protection que m'accordait l'autorité militaire, dont il se rend l'accusateur dans son écrit. Tant d'impudeur donne la mesure de. la confiance que l'on doit ajouter à ses récits , tandis que c'est à Lyon que je restai caché du 9 au 26 juin , jour de mon départ pour Bordeaux, sans que l'autorité militaire ni la sienne eussent le moindre soupçon de mon éloignement.
Source : Gallica

Jean-Claude Moulin Mémoire de Jean-Claude Moulin, de Saint-Genis-Laval… (1832)

Les événemens du 8 juin eurent lieu; les nombreuses arrestations qui se firent à St-Genis et aux environs répandirent partout la terreur: personne ne se crut en sûreté. Je me mis aussitôt en mesure d'éviter une arrestation que je regardais comme certaine , après les anciennes persécutions que j'avais essuyées.
Cédant aux appréhensions de ma famille , je vins chercher un refuge à Lyon , chez un ami demeurant place du Petit-Collège : c'est laque je formai la résolution de quitter la France.
Source : Gallica

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