Jean François Bellemare

Résumé

Jean François Bellemare Le Fléau de Dieu en 1832, par M. Bellemare (1832)

Mais il ne faut pas nous abuser; ce châtiment sera long, en proportion de l'aveuglement des esprits et des coeurs. Malheur à nous, si le génie du mal s'obstine à nous tenir long-temps les yeux fermés, à nier l'évidence et à ne pas reconnoitre que le doigt de Dieu est là ! c'est un endurcissement qui ne peut conduire qu'à augmenter le nombre des victimes ; car, si le choléra-morbus est un fléau du ciel, destiné encore plus à éclairer qu'à punir, il durera nécessairement jusqu'à ce qu'il ait produit son effet.
Source : Gallica

Jean François Bellemare Le Fléau de Dieu en 1832, par M. Bellemare (1832)

Oui, tout ce qui porte un coeur chrétien, tout ce qui porte seulement le souvenir de sa première consécration religieuse, a dû frémir d'épouvante dans l'attente des maux dont le monde paroissoit menacé par les effets d'une aussi grande perversité, d'un si exécrable attentat, d'une si audacieuse révolte contre
la Divinité.
Réjouissez-vous donc, vous qui croyez à la puissance du ciel et aux éclatans exemples qu'il a faits sur la race humaine ! nous en sommes quittes pour un fléau qui ne détruit pas tout espoir de pardon.
Source : Gallica

Jean François Bellemare Le Fléau de Dieu en 1832, par M. Bellemare (1832)

Il a fallu que la mort vînt couvrir la capitale de ses voiles funèbres, pour les remettre en communication avec les malheureux que le génie du mal avoit soulevés et cherche encore à soulever contre eux jusque sur la couche des agonisans. Ce génie, qui prévoit tout, s'inquiète et s'alarme en voyant ceux qu'il a pervertis, exposés à devenir meilleurs par les conseils de la religion, si le fléau venoit à leur faire grâce, et à les replacer dans le mouvement d'activité des révolutions.
Source : Gallica

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