Joseph Constant Crouzat

Résumé

Joseph Constant Crouzat La guerre de la défense nationale… (1872)

En même temps que la lre division sortait de Boiscommun, la 2e division, débouchant de Montbarrois et de Saint-Loup, lançait ses tirailleurs dans la plaine vers Beaune. Les deux bataillons du Haut-Rhin prennent le pas de course au son de leur musique, au cri de : « En avant t Vive la France. » En un clind'œil les avant-postes, les grand'gardes ennemis sont
repoussés, rejetés dans Beaune, et vers midi, la 2e division toute entière, aidée de la batterie de 12 que j'avais fait descendre de Saint-Loup, enveloppe Beaune de ses feux.
Source : Gallica

Joseph Constant Crouzat La guerre de la défense nationale… (1872)

A Lyon, la nouvelle du départ de l'armée de Chagny fut fort mal reçue ; on cria presque à la trahison; un de mes officiers fut arrêté comme espion allemand, sous le prétexte qu'il était blond et qu'il cherchait à acheter des cartes. C'est sans doute pour calmer et rassurer les Lyonnais que le restant des troupes de Chagny, qui devait rétrograder sur Lyon, fut maintenu à Chagny, et qu'on le renforça même quelques jours après.
Le 19 novembre au soir, le 20e corps et la brigade Bonnet étaient en entier à Gien.
Source : Gallica

Joseph Constant Crouzat La guerre de la défense nationale… (1872)

Il était temps, grand temps que le 20e corps arrivât à Gien dès le 18. Il est fort probable que si le prince Charles, en arrivant vers Montargis le 16, avait su que Gien et son pont n'étaient gardés que par une division en formation, il serait descendu sur Gien, s'en serait emparé, et, descendant de là sur Orléans par la rive gauche, il aurait pris à revers l'armée de la Loire, pendant que le duc de Mec-' klembourg, qui était à Janville et Orgère, l'aurait contenue sur son front : l'armée de la Loire aurait dû alors gagner au plus vite Blois ou Vendôme, et le gouvernement abandonner Tours.
Source : Gallica

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