Joseph de Bonald

Résumé

Joseph de Bonald La Maison d'Armagnac au XVe siècle (1909)

Faut-il
s'étonner qu'un dieu soit plus fort qu'un homme ? Le comte d'Armagnac a été vaincu par l'Amour-Dieu. Il avoue sa faute : le voilà suppliant, implorant votre pardon et votre miséricorde. »
A cet étrange discours, Pie II répondit comme il le devait : « Evêque d'Arras, tu voudrais faire passer pour insignifiant un grand crime,
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et, à l'aide d'exemples empruntés aux Gentils, excuser l'inceste lui-même, tant tu as confiance en ton éloquence ! Mais toi, qui es évêque, ne devrais-tu pas t'inspirer plutôt de l'histoire de l'Eglise que de celle des Gentils ?
»
Source : Gallica

Joseph de Bonald La Maison d'Armagnac au XVe siècle (1909)

Ayant reçu de quelques théologiens complaisants l'assurance que son mariage avec sa propre soeur ne dépendait que du pape, Jean V écrivit au Souverain Pontife pour lui demander l'autorisation de le contracter. Le pape répondit par une excommunication.
Sur les remontrances que lui fit Charles VII, le comte d'Armagnac promit de s'amender, mais il ne tint point sa promesse, et comme un troisième enfant était né de son union illégitime, il fit courir le bruit qu'il avait obtenu une bulle de dispense, et il obligea un de ses chapelains à célébrer publiquement son mariage.
Source : Gallica

Joseph de Bonald La Maison d'Armagnac au XVe siècle (1909)

Celui-ci se laissa fléchir et restitua au comte d'Armagnac ses biens et ses dignités.
Ainsi, pendant toute la durée du schisme, l'attitude de Jean IV avait été indécise, et changeante. Quels en furent les motifs? C'est ce qu'il serait assez difficile de dire. Celui qui s'intitulait volontiers « comte par la grâce de Dieu » pensait-il que lui seul pouvait avoir raison contre la chrétienté tout entière, ou bien avait-il quelques doutes sincères sur la légitimité de Martin V ?
Source : Gallica

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