Joseph de Bonald, La Maison d'Armagnac au XVe siècle (1909)
“ Faut-il s'étonner qu'un dieu soit plus fort qu'un homme ? Le comte d'Armagnac a été vaincu par l'Amour-Dieu. Il avoue sa faute : le voilà suppliant, implorant votre pardon et votre miséricorde. » A cet étrange discours, Pie II répondit comme il le devait : « Evêque d'Arras, tu voudrais faire passer pour insignifiant un grand crime, — 28 — et, à l'aide d'exemples empruntés aux Gentils, excuser l'inceste lui-même, tant tu as confiance en ton éloquence ! Mais toi, qui es évêque, ne devrais-tu pas t'inspirer plutôt de l'histoire de l'Eglise que de celle des Gentils ? » ”
