L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ LA NOURRICE L'oiseau qui chantait, c'est ton apprenti qui tout doucement te parlait de ton épousée; l'homme brutal, c'est toi qui le menaçais parce qu'il t'en parlait, et moi, c'est moi-même, qui étais assise sous le figuier. Or j'en ferai tant, 30 LE MARÉCHAL j'en dirai tant, que tu la prendras et en seras bien aise. LE MARÉCHAL Je crois que l'univers entier s'amuse de moi. Voyez avec quel aplomb ma propre nourrice m'en donne à garder ! Patience ! Puisque Monseigneur veut rire avec moi, j'en suis heureux, car c'est bon signe quand le maître plaisante avec le serviteur. ”
