Résumé

Julien Bach Essai sur l'homme considéré comme animal… (1870)

Un animal ?
Qu'est-ce à dire? Ce mot n'a-t-il pas au premier abord quelque chose qui répugne? Ne sera-ce pas déroger à la dignité de mon être, si j'avoue que j'appartiens au règne animal, comme le cheval qui ine porte, comme le bœuf qui me nourrit, comme l'araignée que j'écrase? Et ici, remarquez-le bien, ce n'est pas une vaine querelle de mots : suis-je un animal, oui ou non?
Hélas! j'ai beau m'en défendre; malgré mes répugnances, il faut que je l'avoue, l'homme est animal, et je dois m'en tenir à l'ancienne définition. C'est un mystère si
vous voulez, mais il est certain
Source : Gallica

Julien Bach Essai sur l'homme considéré comme animal… (1870)

Il y a dans le progrès des arts et de l'industrie un bien réel, plus grand, à mon avis, que ne le pensent les promoteurs même de ce progrès ; il nous conduit vers un but providentiel encore voilé à nos yeux et qui doit amener, je pense, la perfection de l'état social, du moins au point de vue de la vie du corps.
Mais avant de prendre cette civilisation pour base des questions de l'économie sociale, je suis bien aise de faire une distinction et d'examiner dans ce perfectionnement de
l'animal raisonnable, quelle est la part de l'animal, quelle est celle de la raison.
Source : Gallica

Julien Bach Essai sur l'homme considéré comme animal… (1870)

L'homme, a dit M. de Bonald, est une intelligence servie par des organes. A la suite d'un siècle athée où régnait le matérialisme, on aimait à entendre dire que l'homme était une intelligence. Mais en y regardant de plus près, il y eut des philosophes, même chrétiens, qui jugèrent que cette définition manquait de justesse ; ils ont dit que les organes, ou, si vous voulez, les opérations des sens n'étaient pas dans l'homme à titre de service, et que la vie organique appartenait à l'essence même de la nature humaine, telle que Dieu l'a créée.
Source : Gallica

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