Résumé

Portrait de Julien-Joseph Virey Julien-Joseph Virey Examen critique des faits touchant le vitalisme… (1844)

Je n'admets pas plus de spontanéité, d'activité dans les organes vivants que dans les corps inorganiques; il n'y a d'actif que ce qui est libre; il n'y a de libre que la volonté, attribut exclusif de l'âme humaine; tout le reste est fatal, est passif de sa nature. Plus vous accordez à la vie, plus vous retranchez à l'âme. Si donc il est une doctrine, je le répète, que l'on puisse appeler matérialiste, c'est assurément celle du vitalisme
Source : Gallica

Portrait de Julien-Joseph Virey Julien-Joseph Virey Examen critique des faits touchant le vitalisme… (1844)

Ne peut-on admettre le vitalisme sans exclure la physique et la chimie de la science de l'homme? Ne peut-on repousser le vitalisme sans admettre ou sans exagérer l'influence de la physique et de la chimie ? Cette influence doit être considérée comme moyen et non comme élément. La vie est subordonnée aux agents extérieurs beaucoup plus qu'à un principe inhérent à l'organisme. Nous sommes dépendants de tout ce qui nous environne. Le principe vital n'est autre chose que l'ensemble des fonctions.
Source : Gallica

Portrait de Julien-Joseph Virey Julien-Joseph Virey Examen critique des faits touchant le vitalisme… (1844)

Ne dépose-t-il pas toujours ses œufs dans le lieu le mieux abrité et le plus favorable à leur développement? Ne semble-t-il pas plus savant dans l'art de vivre que l'homme lui-même? Mais cette haute sagesse que vous admirez, elle est en lui, et non pas à lui; ce n'est pas la vie, force matérielle, c'est la force divine (mens divinior) qui agit sous cette forme, la même qui conduit les astres dans leur cours, qui donne aux plantes leur parure, qui fait mouvoir mon bras ou respirer mon poumon, sous l'influence de l'air et de la lumière.
Source : Gallica

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