Résumé

Lettre d'un vrai royaliste à M. de Châteaubriand… (1816)

Ils ne disent point que tout est perdu, quand il n'y a qu'un parti à renverser. Ils n'appellent point au combat le midi contre le nord, et l'orient contre l'occident. Ils sentent, plus que vous, Monsieur le vicomte, qui ne faites que le dire , que tout en France tend à se remettre en équilibre , à rentrer dans l'ordre, à se concilier et à se raffermir; et leurs écrits ne cherchent point à tout brouiller encore, par la seule raison que tout n'est point concilié à leur manière. Ils ne jettent point de l'incertitude dans le coeur des sujets, et de la défiance dans le coeur au monarque.
Source : Gallica

Lettre d'un vrai royaliste à M. de Châteaubriand… (1816)

Les nouveaux intérêts ont accepté cette médiation auguste, et les anciens l'ont refusée. Les forts composent avec les faibles ; les faibles seuls regardent la composition comme une injustice, la conciliation comme un outrage, parce qu'ils ont confondu la victoire avec la force, et la contrainte avec la faiblesse. Il est un principe qu'il ne faut point perdre de vue, après une révolution qui a bouleversé tant de fortunes et changé tant de destinées. Cessez d'ôter à ceux qui perdent, ils s'attacheront à l'autorité qui leur garantira ce qui leur reste.
Source : Gallica

Lettre d'un vrai royaliste à M. de Châteaubriand… (1816)

L'opinion a gagné en énergie ce qu'elle a perdu en impudicité. Quel homme de cour, quel homme du monde oserait afficher l'immoralité et le cynisme? Quel écrivain oserait le prêcher aujourd'hui ? Quel prélat se dépouillerait de son caractère pour se parer des vices du monde ? Nous ne valons peut-être pas mieux ; mais quand l'hypocrisie gagne sur le vice , ce n'est jamais sans profit pour la morale. Cette morale antique vous est donc vendue toute entière. Que demandez-vous, Monsieur le vicomte ?
La justice ?
Source : Gallica

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