François Arnaud, Choix de discours de réception à l'Académie françoise…
“ Ce ne fut que vers le commencement du siècle dernier, quand la France, trop long-temps agitée, vint enfin à respirer, quand la paix ranima le goût des lettres et des arts, que la langue, en suivant les progrès des mœurs, commença à prendre de la consistance. Un philosophe assis aujourd’hui parmi vous [3] , Messieurs, a fait voir combien les progrès de l’esprit humain tiennent aux progrès des langues. En effet, lors de la renaissance des lettres, quels obstacles nos écrivains ne rencontroient-ils pas dans l’imperfection du langage ? ”
