Résumé

Manifeste des royalistes portugais… (1838)

Jamais don Miguel n'était entré jusque-là dans Evora; chacun s'empressait à fêter un prince malheureux qui avait soutenu avec tant de constance et de fermeté sa propre cause et celle de son peuple, qui lui-même l'avait proclamé son roi (1) . On voulait le voir, lui baiser la main, et contempler ces traits amaigris par trois années de combats et agitations. Le traité de la quadruple alliance venait d'être connu, et tous s'indignaient de voir qu'au nom de la liberté on intervenait en Portugal dans une question où le peuple portugais devait être appelé à se prononcer.
Source : Gallica

Manifeste des royalistes portugais… (1838)

A plus forte raison donc, S. M. don Miguel, qui a fait une si solennelle protestation au moment même où il se trouva en pleine liberté, n'a point perdu ses droits au trône de Portugal. Qu'importe qu'il ait souffert un revers semblable à ceux de tant d'autres souverains, et qu'il se soit réfugié dans des pays
étrangers, si les armes qui l'ont vaincu ont été aussi injustes dans leurs cause et moyens, que celles des révolutionnaires et rebelles d'Angleterre, d'Italie, d'Allemagne, et de tant d'autres, qui ont chassé leurs souverains légitimes à différentes époques?
Source : Gallica

Manifeste des royalistes portugais… (1838)

En effet, quel spectacle sublime que celui d'une nation qui, depuis dix-sept ans, lutte plus ou moins ouvertement contre les séductions, les pièges, et les forces combinées des révolutionnaires de presque toute l'Europe , sans le moindre secours étranger!
Quoi de plus singulier et héroïque que de voir cette nation morcelée, privée de ses îles et possessions les plus riches d'outre-mer, de sa flotte, de son commerce, de sa capitale, résister si long-temps à tant de forces ennemies, et ne céder enfin qu'à la voix de son souverain!
Source : Gallica

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