Résumé

Portrait de Maurice Tourneux Maurice Tourneux La Bibliothèque des Goncourt

Plus récemment, Edmond de Goncourt imagina pour les livres de ses amis ou de ses disciples préférés un raffinement nouveau. L’autographe tout meurtri encore, si l’on peut dire, de la lutte entre la pensée et sa traduction graphique ne lui suffit plus ; il voulut retrouver en tête de chacun de ces livres un reflet de la personnalité même de leurs auteurs ; mais il lui fallait plus et mieux qu’une épreuve de choix d’un portrait gravé.
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Le rêve d’Edmond de Goncourt eût été en effet de donner de ce livre une réimpression luxueuse dans le genre, me disait-il, de l’Art Japonais de M. Louis Gonse, qu’il considérait comme le livre le mieux « établi » de la librairie contemporaine ; au milieu du texte et hors texte seraient venus prendre place de nombreux fac-similés exécutés avec toute la perfection des procédés actuels, d’après ses dessins, ses bronzes, ses émaux, ses ivoires, ses autographes, ses reliures.
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Vers le même temps, M. Alphonse Lemerre donnait place dans sa petite Bibliothèque littéraire à Renée Mauperin, à Germinie Lacerteux et à Sœur Philomène et Edmond de Goncourt trouvait dans M. G. Charpentier un éditeur tel que Jules n’en avait pas connu. Cette publicité multiple faisait enfin connaître aux nouvelles générations des œuvres jusqu’alors goûtées des seuls délicats, et, en donnant au survivant un surcroît de notoriété, lui procurait aussi un surcroît de revenu dont bénéficiait la maison d’Auteuil.
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