Mme C. du Parquet

Résumé

Mme C. du Parquet Lord Minto

Elle est, écrit sir Gilbert, le plus étrange composé que j’aie jamais vu. Devenue d’une grosseur presque monstrueuse, qui augmente tous les jours, elle veut se persuader que cette ampleur est favorable à sa beauté, mais elle se trompe. Son visage est admirable. Elle est toute nature et tout art, c’est-à-dire que ses manières sont parfaitement incultes, quoique pleines d’aisance, mais non de l’aisance de la bonne compagnie, — de très bonne humeur, voulant plaire à tout le monde, voulant que tout le monde l’admire.
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Mme C. du Parquet Lord Minto

Ses manières et sa conversation sont aussi bien d’un fou que son extérieur, et il semble au fond qu’on le soupçonne de l’être, car personne ne le voit seul. Il est constamment accompagné par deux de ses neveux, qui ne le perdent pas de vue, et semblent préposés à sa garde. Ils paraissent éprouver la plus grande inquiétude que son apparence, et ses discours encore plus étranges, ne révèlent son état véritable, et en même temps ils le traitent avec les marques du plus grand respect, en affectant de regarder ses excentricités et les sottises qu’il débite comme les inspirations d’un oracle.
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Mme C. du Parquet Lord Minto

Il n’est pas rare en Angleterre de voir une jeune fille, jusque-là indépendante et mondaine, accepter pleinement ses nouveaux devoirs et mettre désormais tout son bonheur dans la considération accordée à son mari et dans le soin qu’elle prend d’élever elle-même ses enfans. Lady Elliot étant obligée de faire de longs séjours en Écosse, au château de Minto, dans le Roxburghshire, sir Gilbert, appelé à Londres durant les sessions, se plaît à lui rendre compte chaque jour de ce qu’il a vu, fait ou entendu dire.
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