Résumé

Mémoire à consulter dans la cause de l'Abbé Mattei… (1880)

Le gouvernement déplore beaucoup de choses qu'il ne peut pas empêcher. Le flot toujours montant du radicalisme l'enveloppe de toutes parts et le réduit souvent à l'impuissance. Pour lui aussi les radicaux ont des injures et des menaces.
Ainsi l'abbé Mattei, en priant le Seigneur de ne plus laisser gémir la France sous le poids des passions humaines et en invoquant sur elle la miséricorde divine, n'a rien dit qui ressemble ni de près ni de loin à une censure du gouvernement de la République.
Source : Gallica

Mémoire à consulter dans la cause de l'Abbé Mattei… (1880)

Or l'abbé Mattei, comme on le voit par sa péroraison, sur laquelle l'accusation se concentre tout entière, n'a ni nommé ni désigné le Gouvernement ; il n'a critiqué ni censuré aucune loi, aucune ordonnance ou décret, aucun acte de l'autorité publique.
Toute sa péroraison n'est qu'une prière adressée à Dieu pour le salut de la France. C'est une forme de discours qui ne se prête point aux critiques et censures visées par l'art. 201 du Code pénal. Absolument parlant, on pourrait introduire dans une prière quelques mots répréhensibles
Source : Gallica

Mémoire à consulter dans la cause de l'Abbé Mattei… (1880)

Il est aussi nul en ce qu'il déclare sans effet une citation à témoin parfaitement légitime et qui n'était pas le résultat d'une manoeuvre.
En France, il n'est donné à personne de refuser son témoignage à la justice, quelque haut placé que l'on soit. C'est là un principe d'ordre public qui tient au droit sacré de la défense et à l'intérêt plus sacré encore de la manifestation de la vérité. La société -tout entière a intérêt au maintien intégral de ce principe, sans s'arrêter à des susceptibilités personnelles que l'on respecte, mais qui ne s'imposent point.
Source : Gallica

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