Mémoires d'une femme du monde… (1860)
“ Il me semblait qu'aucun lien ne me retenait plus à la vie, et j'appelais la mort de tous mes vœux. C'est qu'en effet avec ma mère je perdais l'amie sur qui mon cœur avait reporté toutes ses illusions, et l'espérance de pouvoir satisfaire cette soif d'affection qui chaque jour davantage devenait pour moi une impérieuse nécessité. Mes frères, moins bouleversés que moi par ce fatal événement, et inquiets des suites de mon désespoir, me prodiguèrent les soins et les consolations ; je me remis peu à peu, et au bout de huit jours je fus assez forte pour monter en voiture, et retourner à Elbeuf. ”
