Résumé

N. Lescanne La situation : les causes et les moyens… (1872)

En effet, l'idée d'unité, dans la pratique, mène droit aux doctrines absolues ; c'est pourquoi nous voyons deux partis politiques, si contraires dans leur point de départ et dans leurs tendances, user des mêmes moyens au fond ; car la tyrannie du nombre équivaut, si elle n'est pire, au despotisme d'un seul.
Avec Rousseau et avec ses disciples, ce n'est plus une unité traditionnelle qui est la base du droit, c'est une unité conventionnelle que l'on appelle la Nation, l'Etat.
L'un ne saurait être plus vrai que l'autre : la Nation est, en réalité, un Etat de convention
Source : Gallica

N. Lescanne La situation : les causes et les moyens… (1872)

Quant à nous et à tous ceux qui, par leur nombre, forment la majorité dans le pays, qui n'avons pas besoin de faire parade d'un faux zèle pour le bien public, nous voulons, au moins autant que ceux-là, la diffusion de l'instruction, mais nous la voulons, avant tout, conforme à la liberté, et surtout par des procédés que la liberté et le droit sanctionnent ; nous la voulons, non pour enrégimenter, politiquement, des masses inconscientes ; mais, au contraire, pour former des populations conscientes, estimant la dignité humaine, la liberté et le droit plus que tous les biens matériels
Source : Gallica

N. Lescanne La situation : les causes et les moyens… (1872)

Le Pouvoir, lorsqu'il n'est qu'un produit du nombre ou de force, constate simplement un état de domination qui s'appelle, en réalité, le despotisme ou la tyrannie.
Un pouvoir de cette nature peut s'appuyer aussi bien sur une individualité que sur une collectivité.
Le Pouvoir, pour mériter le nom d'Autorité, doit-réunir à la force matérielle la puissance morale.
Avant la Révolution le Pouvoir se légitimait par la tradition, par un effet de sentiment, par la religion dominante qui, en le consacrant, lui donnait la puissance morale.
Source : Gallica

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