Lettres d'un maire de village à ses conseillers municipaux (1872)
“ Si vous m'avez bien compris, mes chers Collègues, vous devez vous dire qu'en somme la République n'est pas aussi terrible, la liberté aussi dangereuse qu'on voudrait vous le faire croire, et que le suffrage universel, à la condition d'être éclairé et moralisé, est la base la plus légitime de la souveraineté et peut remplacer avec avantage cette espèce de droit divin qu'on déguise prudemment sous le nom de droit traditionnel. Voulez-vous être désormais citoyens libres d'un pays libre, et ne plus dépendre d'un homme ? ”
