Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

La captive (1832)

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La captive (1832)

En vain l'esprit parle : le coeur ne répond pas.
Marche, crie l'effroi : fouettant sans relâche, poussant de périls en périls, ne laissant en paix, qu'au fond de l'abîme.
Tel est le sommaire des révolutions passées, présentes, futures.
Or, la peur se fait honte, et tente de se dissimuler à elle-même, de se couvrir d'un faux semblant.
La peur vraie, celle qui émeut et trouble, cherche un refuge à l'abri de la peur fausse.
Ainsi, en murant la porte de sortie de Blaye, le pouvoir s'imagine, se persuade qu'il est influencé par le risque, par la crainte du parti légitimiste.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La captive (1832)

Et pour ne parler ni du sang, ni du rang, la mère audacieuse, la vaillante guerrière, la fugitive impassible, la femme persévérante, l'ame forte en un mot : voilà donc ce qu'aurait à porter la sellette tremblante. Car cela, c'est Berry.
Mais quelle peur à nulle autre pareille : quelle peur à contre sens?
Ce n'est pas que son parti effraye, que son retour menace.
On sent trop que la mesure d'horreur, ne tendrait qu'à recruter, qu'à enflammer le parti.
On sait assez que l'épreuve du long séjour, rend impossible ou illusoire, le retour.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La captive (1832)

Sa royauté était de droit public ; ses malheurs sont de droit divin. Vous le saviez ; vous pressentiez que vous ne pouviez l'avoir pour captive sans que toutes les passions contraires s'émussent; vous répétiez qu'elle ne pouvait toucher le sol de la patrie sans que les désordres et la guerre ne naquissent sous ses pas. Vous proclamiez qu'elle avait tout un cortège de souvenirs et d'affections qui la distinguaient , mieux que sa garde dans la prospérité, du commun des hommes. Hé bien, ce cortège, ne le frappez pas à plaisir. Il n'y a jamais profit ni honneur à frapper sur des Français.
Source : Gallica

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