Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais, La captive (1832)
“ En vain l'esprit parle : le coeur ne répond pas. Marche, crie l'effroi : fouettant sans relâche, poussant de périls en périls, ne laissant en paix, qu'au fond de l'abîme. Tel est le sommaire des révolutions passées, présentes, futures. Or, la peur se fait honte, et tente de se dissimuler à elle-même, de se couvrir d'un faux semblant. La peur vraie, celle qui émeut et trouble, cherche un refuge à l'abri de la peur fausse. Ainsi, en murant la porte de sortie de Blaye, le pouvoir s'imagine, se persuade qu'il est influencé par le risque, par la crainte du parti légitimiste. ”
