Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Un Prophète inconnu. Prédictions… (1850)

Toute révolution est l'enfant d'une idée. Et l'idée mère, faible et légère à l'origine, se raidit devant les obstacles, est rivée par le laps du temps, enfin domine, opprime l'intelligence.
Dans ce siècle, l'idée mère qui court le monde, c'est, ou la souveraineté du peuple, ou la liberté et l'égalité de l'homme, ou l'honneur et la gloire du pays : l'une comme l'autre, d'abord abstraite, bientôt absolue ; devant qui rien ne compte, ne pèse.
Comment se distraire de si hautes destinées? Comment descendre sur la vraie terre et s'abaisser jusqu'à la vie réelle? Que le peuple meure!
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Un Prophète inconnu. Prédictions… (1850)

Apparaît l'Empire. Nation dégoûtée d'ellemême, qui s'aliène corps et biens à titre gratuit ; qui se fait à la servitude, n'ayant su que faire de la liberté.
Advient la royauté. Nation revenue d'erreur, rendue à l'espoir, qui délaisse la gloire pour la paix, et se délecte dans la prospérité.
On se fait trop puissant, d'une Charte octroyée par grâce; on tente d'en saisir, d'en ravir tous les fruits. Les périls menacent... la foudre gronde. A ce terme, le génie serait en peine. Au lieu de génie, la périlleuse tâche est remise à de faibles esprits.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Un Prophète inconnu. Prédictions… (1850)

Il y a un pays encore : il n'y a plus de peuple:
C'est un procédé merveilleux, pour servir tour à tour, et le despotisme, et l'anarchie : nulle force n'existant pour se défendre contre l'un, et nulle lumière n'éclairant pour se garantir de l'autre.
Aussi le pouvoir est comme assis sur des sables mouvants, qu'enlève à l'instant et disperse au loin le souffle avant-coureur de la tempête.
Source : Gallica

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