Résumé

P. Lesueur-Destourets Les Ombres d'Alexandre Ier, empereur de toutes les Russies… (1838)

Je la comprends, maintenant que je ne suis plus sur un trône despotique, d'où mon père, PAUL Ier, fut précipité, dans l'empire ténébreux où nous sommes, par un assassin, et d'où je suis descendu par une mort prématurée, dont les circonstances sont enveloppées de mystères, sur lesquels je garde le silence, et que l'histoire éclaircira pour la postérité.
J'éprouve qu'une ombre est aussi curieuse que l'est une femme, à qui l'instinct féminin n'a pas manqué...
Source : Gallica

P. Lesueur-Destourets Les Ombres d'Alexandre Ier, empereur de toutes les Russies… (1838)

L'ombre de NAPOLÉON, bonne et magnanime, comme le fut son enveloppe mortelle, plaignit le sort d'ALEXANDRE ; l'ombre de celui-ci reprit de l'assurance, reconnut ses torts, et essaya de se justifier le mieux qu'elle put. La réconciliation devenait très facile entre ces deux ombres, et elle se fit en présence des autres respectables ombres du ténébreux empire, qui en furent édifiées.
Source : Gallica

P. Lesueur-Destourets Les Ombres d'Alexandre Ier, empereur de toutes les Russies… (1838)

Cette force est, surtout, bien impuissante lorsqu'une corruption systématique travaille les coeurs. La nécessité de la régénération de l'espèce humainese fait désirer de plus en plus par les philantropes; un Dieu suffirait à peine pour l'opérer; NAPOLÉON n'était pas ce Dieu ; son génie et son patriotisme ne purent suppléer à cette essence divine qui lui manquait afin de rétablir, au sein d'une grande nation, l'empire de la morale et des bonnes moeurs, sans lesquelles rien d'utile ne peut se consolider.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature