Paul Lacroix,
Physiologie des rues de Paris
(1842)
“ La formation des rues avait été lente et progressive, depuis qu'aux cabanes rondes et grossières de la primitive Lutèce eurent succédé les maisons plus vastes et plus commodes du Paris des rois francs : ces maisons, d'abord basses et séparées par des cours ou des celliers, tendirent toujours à se rapprocher les unes des autres, et à s'exhausser à l'envi, jusqu'à ce que la rue, pressée de chaque côté par les habitations qui l'envahissaient, déroulât péniblement ses replis sinueux dans une atmosphère sombre et fétide : la population manquait d'espace et de jour dans son berceau de la Cité. ”
