Résumé

Portrait de Philippe Buonarroti Philippe Buonarroti Gracchus Babeuf et la conjuration des égaux (1869)

Quand la liberté succombe ; quand l'édifice de la République se démolit pièce à pièce ; quand son nom est devenu odieux ; quand les amis, les adorateurs de l'égalité, sont poursuivis, errants, livrés à la rage des assassins ou aux angoisses de la plus affreuse misère ; quand le peuple, en proie à toutes les horreurs de la famine et de l'indigence, est dépouillé de tous ses droits, avili, méprisé, et languit sous un joug de fer ; quand cette sublime révolution, l'espoir et la consolation des nations opprimées, n'est plus qu'un fantôme
Source : Gallica

Portrait de Philippe Buonarroti Philippe Buonarroti Gracchus Babeuf et la conjuration des égaux (1869)

Rien, dans ces lieux
d'innocence et de paix, ne pouvant éveiller la soif de l'or et du pouvoir, l'amour brûlant de l'égalité et de la justice s'y serait uni aux premières sensations des jeunes citoyens à qui les vertus, inspirées par l'institution et recommandées au nom d'une si douce patrie, seraient bientôt devenues familières.
Quelques arts sont indispensables pour le bonheur de la société dont l'ordre et la conservation exigent que ses membres soient pourvus de plusieurs connaissances.
Laissera-t-on l'esprit humain vaguer sans guide et sans frein dans les vastes champs de l'imagination?
Source : Gallica

Portrait de Philippe Buonarroti Philippe Buonarroti Gracchus Babeuf et la conjuration des égaux (1869)

Avant que la révolution française eût donné au monde le spectacle nouveau de plusieurs millions d'hommes proclamant et scellant de leur sang des vérités qui, dans les temps antérieurs, n'avaient été aperçues que de quelques sages, le dessein d'émouvoir le peuple par la seule force de ces vérités eût pu paraître chimérique : il n'en était pas ainsi à l'époque où se forma le directoire secret; alors il s'agissait moins de créer une opinion nouvelle, que de réunir en faisceau celle qui avait existé peu de temps auparavant, et que la calomnie et la proscription avaient divisée et assoupie.
Source : Gallica

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