René Crevel, L’Esprit contre la raison
“ Accrochés au souvenir, aux faits, jamais ils ne connaîtront cette exaltation de qui a renoncé à la joie du ventre, à cet espoir dont Paul Valéry nous disait qu’il n’est que la méfiance de l’être à l’égard des prévisions de son esprit... Le poète, lui, au contraire, ne flatte ni ne ruse. Il n’endort pas ses fauves pour jouer au dompteur mais, toutes cages ouvertes, clés jetées au vent, il part, voyageur qui ne pense pas à soi mais au voyage, aux plages de rêves, forêts de mains, animaux d’âme, à toute l’indéniable surréalité. ”
