Ernest Daudet,
La Vénus de Gordes (10e édition…
(1879)
“ Furbice repoussait du pied ces cadavres qui le séparaient de Margaï. Il la rejoignait et la pressait sur sa mâle poitrine. La beauté de Margaï prit aussi vers cette époque un caractère plus sombre. Autour de ses yeux, abîmes voilés et profonds, qui ne laissaient rien échapper des noirceurs de son âme, un léger cercle bistré se dessina. Les préoccupations dont elle était sans cesse assiégée se traduisirent sur son visage, où jamais on ne vit plus ni le rire, ni les larmes, car elle apprit rapidement à concentrer toutes ses émotions, les plus légères comme les plus vives. ”
