Ernest Daudet,
La Vénus de Gordes (10e édition…
(1879)
“ Brigitte sentit son cœur envahi par une immense pitié. Elle oublia en une seconde tout ce qu'elle avait souffert pour songer aux souffrances gravées sur les traits de Furbice. Elle ne vit plus en lui un coupable, mais un malheureux ; elle lui ouvrit ses bras et il s'y précipita comme s'il était affamé de pardon et de tendresse. Ils gardèrent longtemps le silence, puis Furbice raconta sa vie depuis le jour où le bagne s'était ouvert devant lui, ses tortures, son évasion, son séjour dans la Camargue, son départ précipité et son arrivée à Fontblanche. ”
