Francis Poictevin,
Paysages
(1888)
“ Et déjà de son pied s'est répandu un ton d'ombre verdie, défaillante, sous laquelle s'endort la Vierge dont le rêve s'épanche plus lointain au sein de l'eau. La bleue beauté de l'Aar, passant au brun fauve, s'est faite huile verte. Plus bas s éteint le reflet violet du Niesen. Les bois flottants près de la scierie, le pont très bas d'Unterseen indélimitent l'Aar, d'ailleurs élargie là dans une courbe ; les maisons alentour sont à ras d'eau. Et le paysage réel, non moins que ses prolongements, s'abîme dans la rivière limpidement noircissante. ”
