Princesse de Guermantes

Définition et enjeux

Portrait de Marcel Proust Marcel Proust,  Le Côté de Guermantes (1920-1921)

“ Du moins l’explosion de « Mais c’est une cousine d’Oriane » me parut-elle toute naturelle appliquée à la princesse de Guermantes, laquelle était en effet fort proche parente de la duchesse. L’ambassadrice n’avait pas l’air d’aimer cette princesse. Elle me dit tout bas : « Elle est stupide. Mais non, elle n’est pas si belle. C’est une réputation usurpée. Du reste, ajouta-t-elle d’un air à la fois réfléchi, répulsif et décidé, elle m’est fortement antipathique. » ”
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Portrait de Marcel Proust Marcel Proust,  Le Côté de Guermantes (1920)

“ Or, parmi les traits particuliers au salon de la princesse de Guermantes, le plus habituellement cité était un certain exclusivisme, dû en partie à la naissance royale de la princesse, et surtout le rigorisme presque fossile des préjugés aristocratiques du prince, préjugés que d’ailleurs le duc et la duchesse ne s’étaient pas fait faute de railler devant moi, et qui, naturellement, devait me faire considérer comme plus invraisemblable encore que m’eût invité cet homme qui ne comptait que les altesses et les ducs et à chaque dîner, faisait une scène parce qu’il n’avait pas eu à table la place à laquelle il aurait eu droit sous Louis XIV, place que, grâce à son extrême érudition en matière d’histoire et de généalogie, il était seul à connaître. À cause de cela, beaucoup de gens du monde tranchaient en faveur du duc et de la duchesse les différences qui les séparaient de leurs cousins. ”
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Portrait de Marcel Proust Marcel Proust,  Le Côté de Guermantes (1920-1921)

“ Si alors passait la princesse de Guermantes, belle et légère comme Diane, laissant traîner derrière elle un manteau incomparable, faisant se détourner toutes les têtes et suivie par tous les yeux (par ceux de Mme de Cambremer plus que par tous les autres) , M. de Beausergent s’absorbait dans une conversation avec sa voisine, ne répondait au sourire amical et éblouissant de la princesse que contraint et forcé et avec la réserve bien élevée et la charitable froideur de quelqu’un dont l’amabilité peut être devenue momentanément gênante. ”
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