Adolphe Desmier de Saint-Simon Archiac De l'influence du gouvernement représentatif… (1830)

Le nombre des journaux s'est accru d'une manière prodigieuse. Il en paraît tous les jours de nouveaux, et il semble que tous fassent fortune. Il y en a de spéciaux pour chaque science, pour chaque partie de la littérature, pour les arts et l'industrie; enfin on croirait que tout ce que la France a d'esprit passe par la presse pour être rendu périodiquement à la masse des lecteurs, dont il est vrai de dire que quelques uns n'ont que bien peu de chose à réclamer.
Source : Gallica

Adolphe Desmier de Saint-Simon Archiac De l'influence du gouvernement représentatif… (1830)

Ce génie particulier qui identifie l'acteur avec le personnage qu'il représente, cette intelligence prompte à saisir toutes les nuances, ces élans rapides, ces inspirations soudaines qui surprennent, étonnent, ravissent le spectateur, comment toutes ces qualités pourraient-elles se rencontrer chez des gens souvent sans éducation première, ignorant même leur langue, vivant dans un cercle étroit et obscur, et ne se mettant au théâtre que pour ne pas mourir de faim ?
Source : Gallica

Adolphe Desmier de Saint-Simon Archiac De l'influence du gouvernement représentatif… (1830)

Jetons maintenant, avant de terminer, un coupd'oeil rapide sur cette cinquième partie de la littérature , qui en forme le complément. Parmi les branches d'industrie qui ont eu le plus d'obligation à l'établissement du système représentatif, on doit compter le journalisme. Appeler les journaux une branche d'industrie, est peut-être un blasphême ou une hérésie que beaucoup de gens ne me pardonneront pas ; mais peu m'importe : celui qui vend sa plume à un parti n'est à mes yeux qu'un marchand, qui vend son esprit comme un autre ses étoffes.
Source : Gallica

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