Bernard Caminade Rapport sur la cathédrale d'Albi… (1862)

Rien n'est plus hardi ni plus parfait que la voûte qui recouvre cet espace. Les pierres dont elle est composée décrivent une quantité innombrable d'arcs qui se terminent en culs-de-lampe ou pendentifs; elles sont si bien liées, si parfaitement unies qu'elles semblent n'être qu'un seul bloc. Dans les larges parois de l'arceau qui donne entrée dans le chœur, on voit à droite et à gauche un escalier en pierre doux et spacieux qui conduit sur la plate-forme du jubé.
Source : Gallica

Bernard Caminade Rapport sur la cathédrale d'Albi… (1862)

Enfin on ne peut contempler, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, une si riche, si élégante et si étonnante architecture sans éprouver une espèce de ravissement; on serait tenté de douter si c'est là réellement l'ouvrage des hommes : il semble qu'il a fallu une inspiration divine pour l'inventer et une main surnaturelle pour l'exécuter.
Mais l'ornement le plus remarquable et le plus généralement senti de notre cathédrale ce sont les magnifiques peintures qui en recouvrent la voûte et les murs dans toute leur étendue.
Source : Gallica

Bernard Caminade Rapport sur la cathédrale d'Albi… (1862)

Avant la révolution de 1789 cette église possédait un maître-autel d'une richesse et d'une magnificence extraordinaires; l'airain, l'or et l'argent massif entraient pour une grande part dans sa construction, qui était parfaitement en rapport avec l'architecture du chœur ; mais à cette époque il fut détruit et enlevé par des hommes cupides autant qu'irréligieux. Celui qui existe aujourd'hui fut formé, il y a plusieurs années, de quelques débris de marbre, de briques et de pierres de grès; il est si chétif qu'il fait réellement mal à voir.
Source : Gallica

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