François-Émmanuel d'Emskerque Toulongeon

François-Émmanuel d'Emskerque Toulongeon Manuel du muséum français , avec une description analytique et raisonnée de chaque tableau indiqué au trait par une gravure à l'eau-forte… (1802-1808)

La tête de la méchante mère est de la plus savante expression ; son oeil rouge et sec, ses narines retroussées, sa bouche dentue et béante peignent la mauvaiseté naturelle et de caractère : ce n'est ni la colère, ni l'emportement ; elle est méchante-née tout son costume y tient ; elle est sale et débraillée ; elle porte son enfant mort comme elle tiendrait un paquet, sans aucun intérêt, sans douleur, sans affection : cette figure est un chef-d'oeuvre de sentiment et d'exécution : elle contraste avec la bonne mère, dont le costume est simple et rangé ; sa tête est d'une beauté simple et commune
Source : Gallica

François-Émmanuel d'Emskerque Toulongeon Manuel du muséum français , avec une description analytique et raisonnée de chaque tableau indiqué au trait par une gravure à l'eau-forte… (1802-1808)

En étudiant le caractère du talent de Rubens, il semble qu'il en a deux bien distincts ; dans les sujets simples, où il se joue, il a la grâce, la noblesse, souvent
même le sentiment. Dans les grands sujets, lorsqu'il veut s'élever avec effort, il se trouve monté sur des échasses ; pour être plus grand, il devient disproportionné. Son génie se guinde plus qu'il ne s'élève ; dès qu'il veut faire mieux, il cesse de faire bien ; il se dépasse quand il prétend se surpasser. La première étude de l'artiste est son propre génie.
Source : Gallica

François-Émmanuel d'Emskerque Toulongeon Manuel du muséum français , avec une description analytique et raisonnée de chaque tableau indiqué au trait par une gravure à l'eau-forte… (1802-1808)

Le hasard aussi fit naître un génie, Raphaël ; et la nature est avare de cette production. Tous les arts doivent sans doute imiter la nature, mais elle est plus spécialement le modèle du peintre ; il l'étudie matériellement, physiquement avec les yeux du corps ; le poète l'étudie avec les yeux de l'entendement et de l'esprit ; pour la trouver, il faut qu'il la cherche, qu'il l'épie, qu'il la découvre ; le peintre la touche et la rencontre sans cesse devant lui.
Avant Raphaël, le génie italien avait eu des lueurs, et quelques traits lumineux avaient brillé dans le crépuscule
Source : Gallica

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