Frédéric Soret

Élements biographiques

Portrait de Frédéric Soret Frédéric Soret Un genevois à la cour de Weimar… (1932)

DIMANCHE, 3 JUILLET. — Matinée remplie comme de coutume, par mon journal et par la correspondance. Déjeuner à midi avec la Grande-Duchesse et les deux enfans; le Grand-Duc et la Princesse de Prusse ont été à Weimar et ne sont revenus que pour l'heure du dîner. Je n'ai rien à noter ici sur les sujets de conversation entamés et approfondis aux trois repas ; il a beaucoup été question d'anciens souvenirs, et j'ai été appelé à raconter ou à expliquer bien des faits se rapportant à une époque où LL. AA. étaient encore trop enfans pour les connaître, et surtout pour les comprendre.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Soret Frédéric Soret Un genevois à la cour de Weimar… (1932)

Le mal n'est plus réparable. Liszt serait seul ici que je le considérerais encore comme aussi dangereux pour le Grand-Duc qu'une maîtresse en titre, parce qu'il le pousse de plus en plus dans un ordre d'idées, à coup sûr fort esthétique, mais fort étranger aux devoirs prosaïques d'un souverain; il encourage et favorise le développement de goûts ruineux qu'il faudrait au contraire chercher à tempérer et à maintenir dans de justes limites : la musique, le théâtre, la peinture, — hors de là, rien.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Soret Frédéric Soret Un genevois à la cour de Weimar… (1932)

En 1800, ses parents rentrent à Genève; il y fait ses études, et les mène jusqu'au doctorat en théologie. Mais l'histoire naturelle l'attire davantage; il vient suivre des cours à Paris et se prépare à se consacrer tout entier à la science, quand sa destinée prend un tour inattendu. La grande-duchesse héréditaire de Saxe-Weimar, Maria Paulowna de Russie, l'appelle comme précepteur de son fils. A Weimar, Gœthe estime si hautement sa culture, sa vigueur d'esprit, sa noblesse d'âme, qu'il en fait son ami et son confident.
Source : Gallica

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