H. Blanchenay

Élements biographiques

H. Blanchenay Le compte de pertes et profits et la répartition des bénéfices dans les sociétés… (1935)

Il est évident que les bénéfices ne se sont pas accrus de la plus-value apportée à l'immeuble. C'est le capital qui a profité de cette plus-value. On ne voit pas d'ailleurs comme elle aurait pu se trouver inscrite au compte de Pertes et Profits. Cette plus-value n'est ni liquide, ni disponible, elle n'est pas monnayable et d'ailleurs elle n'est pas le résultat normal de l'exploitation. Un bénéfice est par définition même un revenu, or on ne peut considérer cette plus-value que comme un accroissement du capital.
Source : Gallica

H. Blanchenay Le compte de pertes et profits et la répartition des bénéfices dans les sociétés… (1935)

Or, revenu n'est pas forcément synonyme de bénéfice. Une société qui possédait un immeuble dont la valeur au bilan est de 800.030 francs, vend cet immeuble 1.000.000. Elle a réalisé un bénéfice de 200.000 francs. Peut-on appeler ce bénéfice un revenu ?
Le revenu a un caractère de périodicité que l'on ne retrouvera pas dans cet élément de bénéfice. Selon les partisans de la thèse du compte d'Exploitation, ne peuvent être considérés comme revenus « que les bénéfices d'exploitation, parce que ce sont des gains périodiques et renouvelables, dus à la mise en œuvre d'un capital durable » (1) .
Source : Gallica

H. Blanchenay Le compte de pertes et profits et la répartition des bénéfices dans les sociétés… (1935)

Le bénéfice d'exploitation est passé au crible du compte Pertes et Profits dont il sortira réduit par les frais généraux, les impôts, les assurances, les amortissements. Sorti de ce moule il sera le Bénéfice net, définitif, qui est à la fois le fruit de l'exercice et le germe des bénéfices futurs. Si l'affaire est prospère elle produit, si elle produit sa prospérité tend à s'accroître.
Les frais généraux et autres charges, portés au débit de Pertes et Profits, semhlent un mal que l'on a vite fait d'accuser des pires méfaits. Ils sont des maux nécessaires dont l'abus seul est nocif.
Source : Gallica

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