Hippolyte Druard

Élements biographiques

Hippolyte Druard Une Page de l'histoire du Deux-Décembre 1851… (1885)

Boysset n'était pas un voleur, mais un fugitif politique ; vous savez bien, qu'en politique, chacun a son tour et que, par conséquent, nous devons être tolérants les uns envers les autres. » — « J'ai fait mon devoir », répondit Perrin. — « Mais il y a manière de faire son devoir, répliqua M. Druard, vous avez eu tort ou de vous entendre avec le guide, qui est votre parent, pour livrer Boysset, ou celui, non moins blâmable, d'abuser de la confidence que vous faisait Pilliard avec la plus entière confiance et sous le sceau du secret ; quoi qu'il en soit, vous vous êtes mal conduit. »
Source : Gallica

Hippolyte Druard Les causes des progrès de la faction bonapartiste et les moyens de les entraver (1875)

La République est la forme de gouvernement dans laquelle tu es ton maître. L'État, il est vrai, est bien une famille; mais, au lieu d'avoir, comme la famille ordinaire, un chef donné par là nature, il en a un que tu crées toi-même. C'est pourquoi, sous la république, tu es ton véritable maître. Alors, en effet, tu nommes des représentants à l'Assemblée nationale, et, ceux-ci, élus par toi, nomment à leur tour le chef de l'État.
Source : Gallica

Hippolyte Druard Les causes des progrès de la faction bonapartiste et les moyens de les entraver (1875)

Si le paysan demande ce qu'il faut entendre par république à un homme plus instruit que lui, mais réactionnaire, celui-ci se hâtera, sans doute, de lui répondre :
« C'est la situation politique d'une nation qui n'a ni roi ni empereur, et par conséquent point de maître ; comme, dàns ce monde, rien ne peut marcher sans la direction d'un chef, la république est, par suite, un pouvoir faible et le désordre perpétuel. La république est l'ennemie de la propriété, de la famille, de la religion.»
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature