Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot

Élements biographiques

Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot Les Papillottes : comédie en 1 acte… (1834)

SAINT-POL .
A une mère ?
NINON .
A tout le monde !... L' amour , monsieur , n' est point uniquement un regard tendre , une caresse passionnée , des soins et des prévenances : l' amour est aussi la protection du fort pour le faible . Ce n' est pas seulement dans le tête - à - tête qu' il doit se montrer ; il trouve encore sa place au milieu des frivolités et des habitudes sociales ; mais c' est surtout dans les occasions graves et importantes qu' il doit paraître avec force et avec éclat , s' il est sincère . L' amour , enfin , n' est pas un instant , une heure !... il est toute la vie !
Source : Gallica

Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot Brigitte : drame en 3 actes. [Paris… (1842)

SAINT-FIRMIN.
L'infâme !
BÉATRIX.
Vous les soupçonneriez, vous ? Ah ! ma mère !
GEORGES.
Je le savais bien, moi, que le cœur de Béatrix nous défendrait.
BRIGITTE.
Qu'en ce moment la passion vous aveugle, je le comprends, ma fille ; mais il faudra bien que vos yeux s'ouvrent enfin à l'évidence.
BÉATRIX.
Moi, les croire coupables!.. Oh ! jamais. Qu'on amasse contre eux les preuves les plus accablantes ; que toutes les apparences les accusent ; que le monde entier les condamne. une voix s'élèvera qui s'écriera sans cesse : Ils sont innoceus !
Source : Gallica

Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot Brigitte : drame en 3 actes. [Paris… (1842)

SAINT.FIRMIN.
Ah! je ne l'ai jamais oubliée.
BRIGITTE.
Oui, et deux mois après son départ, vous étiez marié! Quel départ, grand Dieu! Au milieu des rires, des huées d'une exécrable populace ! Une fille de quinze ans est traînée dans les rues de cette ville; on l'abreuve d'ignominie; celui qui l'accompagne, c'est le bourreau ! Elle reçoit toutes les insultes; on lui fait boire le calice jusqu'à la lie : ses vêtemens sont déchirés, mis en lambeaux, couverts de fange !.. Ce fut un jour de fête pour
votre famille! A chaque carrefour on s'arrête pour prolonger son supplice !
Source : Gallica

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