Jules-Louis Hossard,  Vérité sur la République : ce qu'elle est… (1848)

“ C'est, en un mot, le chef de famille qui veut le bonheur de ses enfants, trop jeunes pour se conduire eux-mêmes. La société est une famille : il lui faut des rangs pour qu'elle se soutienne : le pauvre soutient le riche; le riche protège le pauvre, sans quoi ce dernier n'est plus digne de sa position ; et de cette harmonie naît un ensemble qui fait le bonheur des uns et des autres, Détruisez cet accord, tout est perdu: c'est la République actuelle, c'est-à-dire un nom vide de sens qu'on proclame sans le comprendre et qu'on oubliera sans le regretter. ”
Source : Gallica

Jules-Louis Hossard,  Vérité sur la République : ce qu'elle est… (1848)

“ Des erreurs naît souvent la lumière, et des plus grands abus surgissent les lois les plus sages. Plus nous sommes avilis, plus grande sera notre gloire. Les hommes se succèdent et né se ressemblent pas. Les héros du 24 février feront place à des héros non de sabres et de baïonnettes, mais de sagesse et de philanthropie. La République s'est suicidée : vouloir l'attaquer serait l'oeuvre d'un lâche, quand elle est expirante et n'a plus qu'un souffle de vie. C'était la causé du peuple qui devait l'engendrer ; elle a perdu là cause du peuple, et le peuple la maudira. ”
Source : Gallica

Jules-Louis Hossard,  Vérité sur la République : ce qu'elle est… (1848)

“ Pour arriver à une bonne organisation sociale et à une juste répartition d'impôts, il faut que la République sache peser l'avoir et les charges de chacun; mais il faut aussi qu'elle se garde surtout d'aller, pour soulager l'un, enlever à l'autre tous les moyens d'occuper une de ces sphères d'activité qui assurent le travail à l'artisan, vivifient l'industrie et forment l'âme de la société. ”
Source : Gallica

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