Marie de Chateau-Verdun

Élements biographiques

Marie de Chateau-Verdun Monsieur Roro (1894)

« Un instant! cria-t-il ; j'oubliais de vous dire que ma tante Dorothée viendra causer avec vous demain. Elle est très bonne, et je ne peux pas venir à bout de découvrir pourquoi on dit qu'elle est désagréable. Elle est tout à fait gentille, au contraire, Annette. Et elle dit qu'il faut, que nous ayons de la patience pour les violettes.
Elles pousseront un de ces jours, et peut-être que le commerce ira mieux demain. »
Mais Annette secouait la tête. Elle commençait à perdre courage. Car c'est bien difficile de paraître gai et plein d'espoir quand l'avenir est si sombre.
Source : Gallica

Marie de Chateau-Verdun Monsieur Roro (1894)

« Elle n'a pas l'air grognon, se dit Roro; et elle est grande. J'aime les personnes grandes, moi. Quelle énorme caisse! Je me demande combien de temps elle compte rester ici. »
Roro n'allait certainement pas avoir peur de tante Dorothée. Si elle était désagréable, eh bien, mais, sa bonne l'était aussi quelquefois, ainsi que sa maman, quand ses toilettes neuves n'étaient pas prêtes au jour voulu.
Source : Gallica

Marie de Chateau-Verdun Monsieur Roro (1894)

Elle fit son possible pour y parvenir, afin de contenter Roro ; et, quand on essaye de toutes ses forces d'agir d'une certaine façon, c'est étonnant comme quelquefois on réussit. En tout cas, c'est ce qui arriva à tante Dorothée. Le soir même, elle confia à Mme Ainsley que, après tout, il pouvait bien y avoir eu quelque malentendu. Elle dit : « La pauvre fillette avait si bon air ; elle était si douce et paraissait si reconnaissante, si désireuse de travailler et d'avoir mon approbation que je suis portée à admettre que nous l'avons accusée à tort. »
Source : Gallica

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