Paul Dumanoir

Élements biographiques

Paul Dumanoir Les oubliettes de la tour François Ier (1868)

Le regard du comte de Chéret m'épouvante, sa puissance me fait craindre pour tes jours, mon pauvre bien-aimé.
Mon Dieu, prenez pitié de nous !
— Oh! dit-elle encore après un silence, pourquoi cet homme est-il toujours sur notre passage ? Quelle fatalité me poursuit ? Est-ce qu'on a le droit de me disputer mon cœur?. Georges, mon cher Georges ! si l'on savait comme je t'aime.
Toi-même tu ne sais pas jusqu'à quel point je t'aime. Mon Dieu, m'aimerat-il toujours ?
— Je le jure! dit une voix qui fit tressaillir la jeune fille.
Source : Gallica

Paul Dumanoir Les oubliettes de la tour François Ier (1868)

Ah ! ton oreille a-t-elle retenu le frémissement de ces deux mots que Dieu nous a appris pour nous prouver son existence ?
Etre seul avec toi, entendre ta voix, voir ton sourire, tes yeux, ton front, quelle ivresse !
Oh ! chose sublime l'amour !
Je suis loin de toi, dans un cachot, ignoré, perdu ; Eveline, pose la main sur ton cœur, pense à moi, si tu m'aimes, il frémira de joie.
Ma vie, la damnation de mon âme pour un baiser de tes lèvres rosées.
Il y a quelque chose de plus resplendissant que le ciel : c'est l'amour.
Source : Gallica

Paul Dumanoir Les oubliettes de la tour François Ier (1868)

Le prisonnier garda le silence. Jackar poursuivit : — Cette salle n'est guère habitée que par des jeunes étourdis qu'on m'envoie pour les corriger un peu. Qu'est-ce que vous diriez si vous étiez dans le cachot du vieux ?
Il s'arrêta court. Une voix connue venait de résonner à son oreille. C'était celle du vieillard qui, croyant qu'on l'avait surpris, répétait d'un ton suppliant : — Grâce ! grâce ! grâce !
Jackar se retourna brusquement. Son regard tomba d'aplomb surle malheureux avec une expression farouche. Le vieillard répéta d'une voix lugubre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature