Pierre Chevey

Pierre Chevey La pêche dans le grand lac du Cambodge… (1934)

Régime des basses eaux commandé par l'existence du seuil de vase de Snoctrou.
Je vais examiner successivement, et brièvement, chacun de ces trois points. Vous savez que tous les grands fleuves de la zone intertropicale du globe présentent un rythme très accusé des hautes et basses eaux, et le Mékong n'échappe pas à cette règle ; mais alors que ses rives sont abruptes, son lit profondément encaissé, ce qui limite l'extension de l'inondation en superficie, le Grand Lac au contraire a des rives en pente très douce ; il occupe en effet le fond d'un ancien golfe marin.
Source : Gallica

Pierre Chevey La pêche dans le grand lac du Cambodge… (1934)

Nous avons eu la chance, à l'Institut Océanographique, de pouvoir établir que la méthode de lecture des écailles, était, dans certains cas, parfaitement praticable dans les régions voisines de l équateur ; nous nous sommes en effet tenu le raisonnement suivant : les marques alternées d'hiver et d'été sur les écailles sont dues à un puissant rythme naturel, qui, agissant sur la vie du poisson, réagit par contre-coup sur ses écailles — n'y aurait-il pas, dans la zone intertropicale, d'autres rythmes naturels assez puissants pour avoir un effet analogue ?
Source : Gallica

Pierre Chevey La pêche dans le grand lac du Cambodge… (1934)

L'idée du rythme des hautes et basses eaux, si net et si marqué, vient alors tout de suite à l'esprit — et le résultat n'a pas déçu nos espérances ; chaque saison des basses eaux s'inscrit sur les écailles des poissons d'eau douce comme un véritable hiver ; la période des basses eaux, où les poissons du Lac sont contenus, à quantité égale, dans un volume d'eau trois fois moindre, où cette eau est surchauffée, où la nourriture spécifique de la forêt inondée fait défaut, cette période représente, physiologique-ment parlant, un véritable hiver.
Source : Gallica

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