Sarah Tucker Le Christianisme sous les tropiques… (1854)

« En revenant d'Abbeokuta, j'ai été maltraité par les soldats de la douane ; ils ont brisé une calebasse qui contenait du rhum pour mon maître, et ils m'auraient tué sans mon front ; ainsi il faut que je l'adore. » « Comment se peut-il, » demanda M. Hinderer, « je croyais que vous m'aviez dit auparavant que c'était toujours Dieu qui vous préservait.» «Pensez-vous donc, hommes blancs,» répliqua-t-il, « que nous soyons assez fous pour supposer que nos fronts puissent nous sauver? Non, mais Dieu a fait mon front et m'a sauvé par mon front ; ainsi il faut que je lui rende un culte. »
Source : Gallica

Sarah Tucker Le Christianisme sous les tropiques… (1854)

« N'importe, dit-elle à M. Muller, personne ne pourra jamais ôter de mon coeur la parole de Dieu que vous m'avez enseignée. »
Parmi les confesseurs de la foi se trouvait aussi un nommé Olu Walla, homme d'un caractère impétueux et cruel, bien fait pour l'emploi qu'il avait eu; il avait été l'agent d'un marchand d'esclaves à Abbeokuta. Si quelque malheureux captif s'évadait ou qu'il y eût un acte de violence à commettre, Olu Walla était prêt ; et il faisait très-peu de cas de la vie d'un homme toutes les fois qu'il s'agissait d'atteindre son objet.
Source : Gallica

Sarah Tucker Le Christianisme sous les tropiques… (1854)

Mais ce plan tourna contre son auteur ; les chefs avaient trop de discernement pour être si facilement trompés, et leur réponse doit avoir déchiré les oreilles des envoyés Badagriens. « Nous pouvons dire nous-mêmes, répliquèrent-ils, quels sont nos meilleurs amis de ceux qui sauvent nos enfants de la captivité et nous les renvoient libres, et de ceux qui viennent les acheter pour les dévouer à un esclavage et à une misère sans espoir. Les Anglais sont nos amis ; et vous, gens de Badagry, prenez garde ; car si quelque mal leur est fait dans votre ville, vous nous en répondrez. »
Source : Gallica

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