Simon Varwic

Élements biographiques

Simon Varwic La situation (1871)

Par l'amoindrissement, auquel vous vous condamnez et condamnez avec vous la France elle-même, vous déshonorez vos électeurs, et vous excédez évidemment vos pouvoirs. La France vous a donné mandat de la représenter dignement, chez elle, à Paris, et non dans le coin perdu de quelque banlieue. Vous désertez le poste qui vous a été assigné. Ce solennel franc-filage (pardon pour le mot) est indigne d'un corps qui prétend au prestige ainsi qu'aux immunités de la majesté et qui élève son autorité à la hauteur d'un dogme. Vous avez peur!
Source : Gallica

Simon Varwic La situation (1871)

Ce mandat permettait-il enfin, par l'ensemble de ces mesures concordantes et de ces déclamations aussi haineuses qu'impolitiques, de lancer une menace sournoise à l'institution républicaine et de provoquer ainsi une inévitable guerre civile ? Evidemment non.
Et lorsque l'on se constitue à l'état de résistance contre vous, il ne vous est pas permis, pour condamner vos adversaires, d'arguer de la violation du suffrage universel. Ce principe n'est point en cause ; il n'est pas touché.
Source : Gallica

Simon Varwic La situation (1871)

Gêner, empêcher l'exercice du droit de suffrage, c'est forfaire au premier degré. — L'Assemblée de 1849, qui se prétendait, elle aussi, comme celle de Versailles, omnipotente, avait osé porter la main sur le droit : il en est résulté sa propre destruction, et le crime du 2 Décembre.
Chasser l'agent qui trahit ou fausse son mandat, ce n'est pas forfaire, c'est rétablir l'ordre troublé par lui, c'est exercer un droit naturel, et si naturel qu'en empêcher l'exercice, c'est là forfaire.
Source : Gallica

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