Victor Cappellemans

Élements biographiques

Portrait de Victor Cappellemans Victor Cappellemans Ce que pourra être une réunion préparatoire aux délibérations de l'Assemblée constituante de France… (1870)

L'honneur de la France, dirai-je, n'est pas attaché à telle ou telle frontière. Ce n'est pas à l'étendue du territoire que se mesure la grandeur d'une nation. L'Alsace et la Lorraine sont occupées par l'ennemi, contre notre volonté, certes; si elles ne sont pas rendues à leur situation ancienne, ce sera certainement encore contre notre volonté et notre désir. L'occupation ne nous déshonore pas ; la perte de nos chères provinces nous affligera, nous blessera, nous remplira l'âme d'amertume et de colère, mais elle ne nous déshonorera point.
Source : Gallica

Portrait de Victor Cappellemans Victor Cappellemans Ce que pourra être une réunion préparatoire aux délibérations de l'Assemblée constituante de France… (1870)

Ah ! pourquoi faut-il que cela ait été dit qu'une cession de territoire était un déshonneur? Un malheur, oui, la suite de traditions mauvaises, oui, un mauvais moyen de rendre une paix durable, oui, mais un déshonneur, citoyens, jamais ! (Rumeurs et bruits divers.)
En vérité, nous avons eu tort de protester au nom de notre honneur ; c'est un argument dont la propagande est trop facile et dangereuse en France; c'est parce que l'on avait invoqué l'honneur de la France que la guerre est sortie tout à coup, populaire, de l'âme de la nation livrée avec amour à la paix de ses préférences
Source : Gallica

Portrait de Victor Cappellemans Victor Cappellemans Ce que pourra être une réunion préparatoire aux délibérations de l'Assemblée constituante de France… (1870)

Hélas, et grâce au ciel, car ma douleur est mêlée de joie, la France n'est point telle que la Prusse la voit. Non, la France n'est pas comme une ivrogne guerrière que l'aspect d'un canon (on rit) et l'odeur de la poudre mettent subitement en appétit de combat. La France est brave et c'est une nation militaire ; mais si nous n'avions pas eu à subir pendant vingt années un régime qui s'est plu à cultiver et à flatter l'instinct de notre vieille race gauloise, nous serions devenus une nation bien différente de celle que la triste leçon de 1870 a frappée.
Source : Gallica

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