Émile Kress De l'utilité du cinématographe dans l'enseignement (1914)

Le Cinéma, c'est aussi l'Ecole en commun ; le Cinéma est ce parfait éducateur de la vue, ce parfait maître de dessin qui place, sous les yeux de l'élève, les modèles tirés de la nature elle-même. Àvec lui, Émileaura des clartés de tout, il pourra voir à n'importe quelle époque de l'année, suivant le vœu de Rousseau, le soleil se lever à la Saint-Jean, se lever à Noël et, par là, concevoir l'idée qu'il tourne autour du monde, métaphoriquement parlant.
Source : Gallica

Émile Kress De l'utilité du cinématographe dans l'enseignement (1914)

« Les enfants n'étant pas capables de jugement n'ont pas de véritable mémoire. Ils retiennent des sons, des fig ures, des sensations, rarement des idées. En géométrie, ils n'ont retenu que l'exacte impression de la figure et les termes de la démonstration ; renversez la figure ils n'y sont plus. » C'est cette idée, cette objection fondamentale de l'auteur d'Émile qui nous a inspiré quand nous avons indiqué comment, grâce au cinématographe, qui peut présenter les problèmes sous tant de faces imprévues et diverses, on pouvait, on devait initier l'enfant aux mathématiques.
Source : Gallica

Émile Kress Conférences sur la cinématographie organisées par le Syndicat des auteurs et des gens de lettres… (1912)

Un bon opérateur n'oubliera jamais qu'il faut poser pour les ombres. Lorsqu'on a le soleil de côté et par conséquent de grandes masses d'ombre, il y aura opposition violente des lumières sur le négatif ; on posera davantage, c'est à dire qu'on opérera à plus large ouverture pour rétablir l'harmonie. Si au contraire la lumière est diffuse, on diaphragmera d'autant plus que le sujet présentera moins d'opposition.
Plus la lumière sera devant l'objectif, plus on diaphragmera, à moins que l'on ne veuille insister sur la lumière frisante et sacrifier les détails dans les ombres.
Source : Gallica

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