Résumé

Abbé Couder Panégyrique de saint Dominique… (1887)

Plus que jamais, dans ce siècle de démocratie, il importe de proclamer avec le grand Lacordaire que la perpétuité d'une race est un chef-d'œuvre d'habileté et de vertu, et qu'il n'y a rien de grand comme ces traditions de famille qui conservent le sang en même temps que la noblesse des sentiments. Mais si noble que soit le sein qui l'a porté, plus noble encore est le sein de Dieu même, où suivant la parole de saint Grégoire, les saints ont été produits avant le temps pour que créés ils fussent produits dans le temps.
Source : Gallica

Abbé Couder Panégyrique de saint Dominique… (1887)

Si l'État ne doit pas s'occuper des âmes, s'il doit
même se désintéresser des idées religieuses et philosophiques, il ne lui reste plus que la force et la force aveugle que l'égoïsme seul et l'intérêt particulier dirigeront. Or, serait-il vrai que la force n'existe que pour elle-même et qu'elle ne doit jamais être mise au service de l'idée ? Le droit international, ne serait-il qu'une pondération d'intérêts plus ou moins bien combinés et n'aurait-il pas une sanction plus haute dans la volonté de Dieu qui sanctionne la légitimité de la propriété et la couvre de son inviolabilité ?
Source : Gallica

Abbé Couder Panégyrique de saint Dominique… (1887)

Or la charité embrasse l'homme tout entier, dans son corps et dans son âme. L'Eglise a ses Vincent de Paul, ses saint Jean de Dieu et tant d'autres qui s'emploient au soulagement des infirmités humaines. Elle ne cesse de tendre la main pour les pauvres et si, par impossible, on venait un jour à la supprimer et à mettre à la charge de la société le poids énorme de misères qu'elle soulage, la société ne saurait y suffire. Aussi bien, c'est surtout par là que l'Eglise tient le monde et tant qu'il y aura ici-bas des misères à soulager le monde ne saurait se passer de son ministère.
Source : Gallica

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