Résumé

Abbé Loquez Histoire naturelle de la morfée… (1806)

On craint toujours d'enlever trop et de détruire la fécondité. De-là l'imprudente indulgence qui épargne une infinité de rameaux très-dangeureux au système général de la végétation et qui fait que ces arbres, devenant trop touffus et privés de la lumière et de la libre circulation de l'air, offrent une retraite sûre et agréable tant aux cochenilles qu'aux moisissures. Oui, c'est-là où multiplient prodigieusement et les unes et les autres, et elles ne se rendent visibles dans ce séjour ténébreux que lorsque la destruction est au comble.
Source : Gallica

Abbé Loquez Histoire naturelle de la morfée… (1806)

Le plan dangereux qu'on a adopté, est de tenir les citronniers bien bas, sans leur permettre de s'élever assez pour profiter des influences atmosphériques, et cela de crainte qu'arrivant à une certaine hauteur, leur transpiration ne devienne exorbitante et qu'il ne leur faille trop d'eau pour les arroser. Qu'on sache que dans un arbre élevé qui jouit de plus près des bienfaits, de la lumière, il y a, toutes choses d'ailleurs égales, plus de séve ascendante, et les élaborations et toutes les analyses chimiques s'y font avec plus de succès que dans un autre arbre moins haut.
Source : Gallica

Abbé Loquez Histoire naturelle de la morfée… (1806)

D'abord ces insectes n'endommagent point les régions où l'air se renouvelle sans cesse et où l'humidité n'est que passagère. Si le hazard y en conduit quelques-uns, ils n'y font jamais des progrès considérables, à moins que des événemens extraordinaires ne viennent à leur secours. Voilà pourquoi, habitant quelquefois les orangers des collines
aérees, ils n'y interrompent jamais ni les charmes de la végétation ni le riche spectacle de la fécondité.
Source : Gallica

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