Résumé

Armand Semelaigne Yves d'Evreux, ou Essai de colonisation au Brésil chez les Tapinambos… (1887)

Suivant le P. Yves, les Indiens Tapinambos croyaient en Dieu d'une manière assez distincte, et à l'immortalité de l'Ame. Ils désignaient Dieu sous le nom de Toupan, nom qu'ils donnaient aussi au tonnerre. Toupan court si vite, disaient-ils, qu'il est en même temps partout et qu'aucun homme ne peut le suivre. Jamais, d'après eux, Toupan ne communiquerait avec les barbiers, comme ceux-ci, qui n'ont d'accointances qu'avec le Diable, c'est-à-dire avec Giropary, le prétendent. Les Tapinambos n'adressaient à Dieu ni prières ni sacrifices.
Source : Gallica

Armand Semelaigne Yves d'Evreux, ou Essai de colonisation au Brésil chez les Tapinambos… (1887)

Une trentaine d'Indiens, attirés par le bruit et éblouis par les ornements des religieux, suivaient de loin du regard tout ce qui se passait, muets d'étonnement et d'admiration. Pareil spectacle, au milieu du désert, ne manquait certes pas de grandeur dans sa simplicité.
Aujourd'hui, à cette même place où le P. Yves, confiant dans l'avenir, entonnait en 1612 un Te Deum d'actions de grâces, s'élève une ville florissante, Saint-Louis du Marahnam, dont l'origine, toute française, remonte à cette époque.
Source : Gallica

Armand Semelaigne Yves d'Evreux, ou Essai de colonisation au Brésil chez les Tapinambos… (1887)

Ayant eu besoin pour affaires de religion à Saint-Louis, il voulut frapper les yeux des soldats en entrant dans le fort à califourchon sur le dos d'une de ses odalisques, qu'il avait fait peindre exprès tout en noir pour la circonstance. La pauvre diablesse, bien que des plus robustes, n'en pouvait mais sous la lourde charge de son seigneur et maître, tatoué de la belle façon et emplumé au goût du jour.
Source : Gallica

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