Résumé

C.-F. Théry L'Anonyme et le libraire, dialogue artésien… (1857)

Le libraire — J'ai, Monsieur, dans un mémoire analytique et précédé de documents irrécusables, exposé le malaise chronique, démontré la peine pécuniaire, la gêne incessante de M. Dadier qui n'a jamais nié ses dettes, j'ai dans ce mémoire que vous possédez, signalé les supercheries, dévoilé les ruses, démasqué les stratagèmes de M. Pruvot qui n'est pas homme à mentir à sa conscience ni à se laisser gagner
Source : Gallica

C.-F. Théry L'Anonyme et le libraire, dialogue artésien… (1857)

L'anonyme. — En réalité vous êtes un misérable, un entêté, un aveugle. C'est beaucoup si l'on peut vous accorder un apparence de bonne foi, non vous n'êtes pas de bonne foi, vous êtes un homme emporté , livré à une vengeance scandaleuse et à jamais condamnée par tous ceux qui ont un peu de bon sens.
Le libraire. — Les gloses, les affirmations, le serment Dadier, tout cela vient comme une vague furieuse se briser contre les signatures de cet Edouard qui pas plus que vous, Monsieur, jamais ne m'a versé une obole sur les 572 francs 50 centimes en question.
Source : Gallica

C.-F. Théry L'Anonyme et le libraire, dialogue artésien… (1857)

L'anonyme. — Vous déclamez contre M. Dadier, vous cherchez à lui nuire en tout, vous vous vantez de lui faire vendre sa maison.
Le Libraire. — Il m'est, M. D...., votre nom allait m'échapper, il m'est, dis—je, tombé sous la main un opuscule, du célèbre Évêque de Langres, actuellement Évêque d'Arras, on y lit : « Si le méchant l'emporte, gardons devant lui notre dignité. »
Source : Gallica

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