Résumé

Candido Maria Bono Une Traversée miraculeuse le jour de Noël… (1862)

De sombres et épais nuages semblent envelopper le monde; ô mon Dieu, quelle douleur m'accable! Le vent mugit avec fureur; et dans les forêts comme dans les bruyères, et plus terrible encore, il s'emporte sur les eaux et soulève les vagues jusqu'aux nues: déjà de foudroyants éclairs déchirant le ciel font explosion à l'horizon, comme une longue traînée de poudre s'enflammant subitement : déjà des torrents enflés et troublés se precipitent de la colline. 0 mon Dieu! quelle frayeur j'éprouve, je tremble des pieds à la tête, et mes dents claquent de frayeur.
Source : Gallica

Candido Maria Bono Une Traversée miraculeuse le jour de Noël… (1862)

Depuis trois jours je te contemple, sans être las de l'admirer, en même temps que ce navire fumant nous entraine par le beau temps vers la côte meridionale de la presqu'ile ibérique : avec quelle docilite, sans pousser un cri, ou nous lancer à ta manière un coup de fleuret ou d'épée, ou ouvrir de toute sa largeur ta grande et énorme gorge pour nous engloutir, et de préférence silencieuse et calme tu laisses ouvrir ton sein par la proue de ce navire, et ailleurs arracher les immenses files, racines mobiles de ta vaste, longue et épaisse crinière parfois hérissée et que tu secoues sans rugir!
Source : Gallica

Candido Maria Bono Une Traversée miraculeuse le jour de Noël… (1862)

On n'apercoit plus les bords du navire, qui marche comme une nue orageuse emportée par les vents.Les forêts de l'Almerie tremblent et font pressentir pour la deuxième fois le fatal orage. Grand Dieu! avec quelle rapidité nous marchons; tous les objets du rivage se dérobent à la vue, rien ne peut arrêter le navire; et si sa proue, avancée en pointe, force les ondes à lui ouvrir passage, tout à coup les lames déferlent avec furie, la mer est affreuse et nous brave sans cesse
Source : Gallica

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